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Économies d'eau dans l'hôtellerie : Le Figaro consacre son enquête au compteur d'eau connecté

Publié le 8 septembre 2026 Lecture : 5 min Article Molleau

Le 30 août 2026, Le Figaro publiait une enquête signée Laura Dinane sur les solutions déployées par les hôtels et les campings pour réduire leur consommation d'eau. Sur l'ensemble des solutions passées en revue, Molleau est la première citée : le chapitre « Douches connectées » s'ouvre sur le Molleaumètre, avant les autres dispositifs, les équipements économes et la réutilisation des eaux grises. L'occasion de revenir sur ce que dit cette enquête, et sur ce que la douche représente réellement dans la facture d'eau d'un hébergement.

335 M m³
prélevés chaque année par les activités touristiques en France, dont 59 % pour l'hébergement (DGE)
240-323 L
d'eau par personne et par nuitée en hôtel, selon la gamme, tous usages confondus (DGE)
−23 %
d'eau chaude par douche mesurés au pilote Hénéo, sur 3 140 douches

Le compteur d'eau connecté, première solution citée par Le Figaro

L'enquête part d'un constat simple : « La douche offre une première piste d'économies, mais encore faut-il savoir quel volume d'eau s'écoule. » C'est précisément le problème que résout un compteur d'eau connecté, et c'est par là que le journal choisit de commencer son tour d'horizon. Le nôtre, le Molleaumètre, se visse sur le mitigeur ou sur le pommeau et rend visible, en temps réel, le volume utilisé.

Le journal détaille le fonctionnement : les données sont restituées par un chiffre et un anneau lumineux qui, selon nos mots repris dans l'article, « passe du vert à l'orange puis au rouge à mesure que la consommation augmente ». Et il retient la nuance à laquelle nous tenons : pas question de culpabiliser le client, « le dispositif accompagne l'usager vers le bon geste ». L'expérience se prolonge sur le smartphone, avec une application qui permet de consulter ses usages et de participer à des défis autour des écogestes.

Le chiffre retenu par Le Figaro

À la résidence Hénéo, à Paris, Molleau a analysé 3 140 douches sur huit mois et mesuré 23 % d'eau économisée par douche, sans modification du débit ni du confort. Au compteur général du bâtiment, le volume a diminué de 15,5 %, et la part des douches dépassant 60 litres est passée de 23 % à 14 %.

Pourquoi la douche concentre l'essentiel des économies d'eau

Les chiffres cités par l'enquête donnent la mesure de l'enjeu. En France, les activités touristiques prélèvent 335 millions de mètres cubes d'eau par an, soit environ 1,1 % du total national, dont 59 % pour l'hébergement. Dans les hôtels, la consommation atteint en moyenne 240 litres par personne et par nuitée, un chiffre qui grimpe à 323 litres dans les établissements quatre et cinq étoiles.

Dans ce volume, la douche occupe une place à part. C'est le premier poste d'eau utilisé directement par le client en chambre, et c'est de l'eau chauffée : chaque litre évité économise à la fois l'eau et l'énergie nécessaire pour la porter à température. Surtout, c'est le seul poste qui échappe entièrement au contrôle de l'exploitant. On peut changer un pommeau, on ne peut pas décider de la durée d'une douche. Le détail des ordres de grandeur figure dans notre article Combien d'eau consomme une chambre d'hôtel par nuit ?

Une pression réglementaire et climatique qui s'installe

L'enquête replace ces solutions dans le contexte de l'été 2026 et de sa sécheresse historique : au 9 août, les 99 départements métropolitains étaient au moins placés en vigilance, et 67 en situation de crise. Le plan Eau du gouvernement vise par ailleurs une réduction de 10 % des prélèvements d'ici 2030, tandis que les territoires touristiques font face à des tensions croissantes sur la ressource. Nous étions revenus sur cet été en détail dans Cet été, la France a manqué d'eau.

Pour un hébergeur, cela déplace la question. Économiser l'eau n'est plus seulement une ligne de coût ou un argument de communication : c'est la capacité à continuer d'exploiter normalement un établissement les étés où la ressource se raréfie.

Les autres leviers passés en revue

L'enquête ne se limite pas aux compteurs connectés, et c'est ce qui en fait l'intérêt. Elle passe en revue les équipements moins gourmands, mousseurs et chasses d'eau double flux, la limitation des changements de linge, chaque ménage évité représentant une quinzaine de litres, et la réutilisation des eaux grises, encore freinée en France par le cadre réglementaire pour les usages corporels.

Ces leviers sont complémentaires, mais ils ne jouent pas au même endroit. Les équipements agissent sur le débit, sans informer l'usager. La mesure en temps réel agit sur le comportement, sans toucher au confort. Nous détaillons cette différence, et la façon dont les solutions du marché se comparent, dans notre comparatif des solutions d'économie d'eau sous la douche.

À retenir

Rendre visible la consommation pendant la douche est la piste d'économie d'eau la plus rapide à déployer dans un hébergement : aucun travaux, aucune contrainte de confort, et 23 % d'eau chaude économisée par douche mesurés en conditions réelles. Estimez le potentiel de votre établissement avec le simulateur d'économies.

Un mot, enfin, sur ce que représente cette parution pour nous. C'est le premier article consacré à Molleau dans un quotidien national, et il arrive au moment où nous ouvrons nos premiers sites pilotes en hôtellerie et en camping. Merci à Laura Dinane pour cette mise en lumière.

Lire l'enquête complète sur lefigaro.fr →

Source : Laura Dinane, « Douches connectées, écogestes… Dans les hôtels et campings, la bataille pour économiser l'eau passe désormais par les vacanciers », Le Figaro, 30 août 2026. Données de cadrage : Direction générale des Entreprises, « Gestion de l'eau dans le secteur du tourisme » (2024) ; plan Eau du gouvernement (mars 2023). Résultats Molleau : pilote Molleau × Hénéo, groupe RIVP, résidence Relais d'Italie, Paris, 28 logements équipés, 3 140 douches analysées de novembre 2025 à juin 2026, −23 % d'eau chaude par douche en moyenne, réduction individuelle maximale observée −61 %.

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